Présentation.

Présentation.
L'ESPRIT PARACHUTISTE:

Depuis leurs origines jusqu'à nos jours, les Paras se sont toujours montré un formidable outil militaire à la reputation de courage, d'audace, et d'efficacité non usurpé. Ils ont toujours assuré militairement les missions qui leurs étaient confiées...que nos dirigeants se montre politiquement à la hauteur ou non...

C'est au milieu des drames et des déchirures de la seconde partie du 20ème siècle que sont nés les parachutistes français.
Véritables "enfants du malheur de leur pays", voués aux missions les plus risquées et les plus insolites, ils ont été marqués, sans doute plus que d'autres, par cette tragique période, où la France tentait de reprendre son rang.

De 1940 à 1962, ils n'ont pratiquement pas cessé de combattre dans cet esprit, dans les circonstances et sous les cieux les plus divers.

Le parachutiste d'hier d'aujourd'hui ou de demain demeure un homme qui fait le même métier. C'est un homme d'audace, dont l'âme est héritière du passé, qui mène une vie exaltante et excitante et qui cultive des valeurs de générosité et de disponibilité. Il évolue dans un milieu tonique et dès le début, l'Ecole des troupes aéroportées procure aux hommes, outre une formation technique, des goûts essentiels qui leur resteront.

Le parachutiste est conscient du fait qu'il appartient à une troupe d'une nature particulière dont la valeur est certaine; il peut être fier de ce qu'il est et de ce qu'il fait.

Les unités parachutistes forment une composante majeure au sein des armées et de la Gendarmerie.

Rompues à toutes les types de combat qui pourraient être les siens elle se trouvent confrontées en permanence aux réalités du champ de bataille par leurs participations aux opérations extérieures ou par les exercices constants et adaptés en France et à l'étranger.

D'un entraînement solide et varié doit naître une extrême efficacité demandée par:

- Une disponibilité permanente

- Des interventions dans un délais restreint et sur un long rayon d'action.

- La participation à un combat de mêlée blindé.

- Des actions de commandos.

Les exigences imposées demande beaucoup d'efforts et de volonté, être parachutiste c'est d'abord une aventure "d'Hommes". Communication et détermination à tous les échelons de chaque femme ou homme parachutiste font naître l'efficacité du système.

"Chaque homme est une sentinelle, écrivait Saint-Exupéry, et chaque sentinelle est responsable de l'empire tout entier".

Les Troupes Aéroportées Françaises ont la plus importante tradition parachutiste au monde : avec 192 sauts de combat (en 2007), c'est plus que toutes les autres armées au monde réunies!!

Avec ce blog, je propose de vous raconter l'histoire de cette race de guerrier si particulier, avec quelques rappels historiques pour le contexte, et des portraits de ces combattants, mais toujours sans faire de politique. Le tout par un travail de synthèse et de centralisation de documents provenants de diverses sources.

INTRODUCTION .

Cet esprit Para, c'est forgé dans la sueur et dans le sang. L'histoire des Paras, est relativement courte (moin de 70 ans), mais tellement riche:

Leur origine remonte aux groupes d'infanterie de l'air (G.I.A) à la fin des année 1930.
Puis il y aura la deuxième guerre mondiale où les paras français seront de toutes les batailles, en fer de lance, ou même derrière les lignes ennemies...( Afrique, mediterrannée, france, Hollande...etc).
Cette période sombre va marquer les origines de l'esprit Para ,avec les notions d'Audace, de Courage, de Tenacité...

Ce sont les conflits coloniaux d'après guerre qui vont forger l'esprit de corps particulier des TAP:

L'Indochine (1946-1954) où les paras seront engagés sans relache, jusqu'a l'apocalypse de Dien Bien Phu, où ils feront preuve de leur courage et de leur esprit de sacrifice, et l'Algérie (1954-1962) où ils feront preuve d'une terrible efficacité.

En marge de ces conflits, les paras seront aussi en première ligne lors de crises brêves mais violentes. Comme sur le canal de Suez en 1956, ou à Bizerte en 1961.

Malgrès le retour à la paix, les paras vont continuer à être appelé sur tout les points chauds du globe pour régler des affaires délicates, remplir les accords de défenses passés avec les anciennes colonies, ou participer à des operations de maintiens de la paix:

L'intervention au Tchad de 1968 à 1986, Le sauvetage de centaines d'otages occidentaux à kolwezi en 1978...etc Et bien d'autres operations (Rawanda, Liban, Bosnie, Kosowo...) qui n'ont certe plus le souffle des épopées d'antan, mais pourtant on y meurt... quelquefois en direct.

Rien de mieux pour renrdre hommage à ces hommes, soldats de la République, que de connaitre leur histoire et de ne pas les oublier...

Par Saint Michel, Vive les Paras!

photo: St Michel, le Saint patron des parachutistes.

# Posté le mardi 11 septembre 2007 16:24

Modifié le vendredi 14 septembre 2007 09:03

GIA (Groupements d'infanterie de l'air), Les premiers paras français.

GIA (Groupements d'infanterie de l'air), Les premiers paras français.
En octobre 1936, la première impulsion destinée à doter la France d'une force parachutiste expérimentale est donnée. Indépendante depuis 1933, l'Armée de l'air décide de créer dès le printemps suivant deux groupement d'infanterie de l'air qui sont chargés, à partie de l'exemple soviétique, de constituer les première unités paras. Celles-ci prennent les dénominations de Groupe d'infanterie de l'Air n°601 et n°602. Malgré des débuts prometteurs et antérieurs à ceux des Anglo-saxons, les ambitions des Français autant que leurs moyens demeureront très limités.

Des aviateurs Français ayant assistés à des man½uvres organisées en Union soviétique convainquent le ministère de l'air de l'intérêt qu'il y aurait a intégrer des compagnie de parachutistes aux grandes unités de l'armée de l'air en formation. Le capitaine Frederic Geille, formé en URSS et titulaire du premier brevet de parachutiste en France, prend le commandement du centre d'instruction qui s'ouvre à Avignon-Pujaut en septembre 1935. Geille va intervenir pour demander que les nouveaux appareils e transport aérien soient aménagés pour emporter quatorze parachutiste équipés et permettre leur largages en ouverture commandée. Parmi les différent prototypes proposés, c'est le Pote 650 qui est retenu. Dix exemplaires sont commandés en juin 1936, bientôt suivis de cinq autres.

L'enthousiasme que fait naître la nouvelle arme parachutiste conduit, en septembre 1936, à l'inscription au plan de la création de trois groupes de transport de troupes à quatorze appareils en ligne. Les restrictions budgétaires ainsi que les tergiversation du commandement aboutissent à une réduction du programme à deux groupes, constitués avec une escadrille de cinq Potez 650 chacun.

Les Groupes de l'Infanterie de l'Air (GIA) 601 et 602 sont officiellement créés à compter du 1er avril 1937 selon une instruction ministérielle datée du 20 octobre 1936. Le troisième prévu ne verra jamais le jour et les commandes de nouveaux avions résiliées. Le centre d'Avignon est dissous le 25 mai 1939, matériel et personnel formant une section spécialisée a Reims.

Le 31 août est créer le Groupement de l'infanterie de l'Air, divisé en deux groupes possédant chacun une unique escadrille (1/601 et 1/602). En septembre 1939, ces unités sont basées a Alger Maison blanche en prévision d'une éventuelle attaque italienne dans le sud tunisien. Cette menace s'atténuant, le 601 reçoit la mission d'occuper l'isthme de Flessingue au cas où les Allemands envahiraient les Pays-bas. Cette opération, dans le cas de la man½uvre « Breda », prévoit de tenir la position jusqu'à l'arrivée de la VIIe Armée.

Equipé de sept Potez 650, le GIA 601 fait mouvement sur Istres, le 31 octobre, puis sur Avignon-Pujaut le 3 novembre, où il commence à échanger ses Potez 650 contre des Farman 224. Il s'installe ensuite à Calais. Le 1er Mai 1940, il dispose de trois Potez 650 et de cinq Farman 224. Le GIA 602 arrive à son tour en métropole, à Marignane, le 19 novembre 1939, avant d'être regroupé avec le 601 à Avignon deux jours plus tard.

A l'orée de l'année 1940, les parachutistes forment un compagnie de marche qui est engagée en corps francs dans le nord-est en Février. Quant à la man½uvre « Breda », elle ne sera jamais exécutée.

Le 2 juin, le GIA est totalement réorganisé. Tandis que le GIA 602 devient « Groupe d'instruction », récupérant tous les moniteurs et élevés, le GIA 601 devient « groupe de marche d'opérations». Malheureusement, celui-ci se trouve depuis le 29 mai à Montargis-Vimory, où l'état du terrain ne permet pas le décollage des avions à pleine charge !
Le 12 juin sonne l'heure de la retraite sur Alger. Le 25 août 1940, le groupement de l'infanterie de l'air est dissous et ses avions stockés.

Faute d'une doctrine d'emploi cohérente et de moyens suffisants, les GIA n'ont jamais vraiment effectué la moindre mission pour laquelle ils avaient été formés depuis de longs mois. Seul l'engagement des les corps francs en Alsace aura permis à quelques parachutistes de recevoir le baptême du feu. Quelques-uns se couvriront de gloire dans les forces françaises libres ou bien dans les Regiment mis sur pied pour la libération de la France.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 11 septembre 2007 17:37

Modifié le mercredi 12 septembre 2007 00:10

Frédéric Geille "Père fondateur" des TAP Françaises.

Frédéric Geille "Père fondateur" des TAP Françaises.
Le colonel Frédéric Cyrille Jules « Fred » Geille (Brest, 19 novembre 1896 - Saint-Germain-en-Laye, 21 juillet 1976) est un militaire français. Il est considéré comme le « père des paras français » et l'inventeur du concept des chuteurs opérationnels.

Ses études aux Beaux-Arts de Rennes sont interrompues par la Première Guerre mondiale. Il intègre l'Aéronautique militaire en 1917 et se distingue en 1918 en réussissant des missions délicates autant que périlleuses au-dessus des lignes ennemies. C'est à cette époque qu'il effectue son premier vol d'expérimentation de parachute. À la fin de la guerre, il est sous-lieutenant et reste dans l'Aéronautique militaire. Il est promu capitaine en 1927.

En 1935, il suit un stage de moniteur parachutiste en Union soviétique. De retour en France, il organise en Avignon le centre d'instruction de parachutisme de l'Armée de l'air dont il prend le commandement. C'est grâce à ce centre d'instruction que naît à Reims le 1er avril 1937 le 601e G.I.A., première unité parachutiste de l'Armée de l'air constituée sur le modèle de ce qui existait alors déjà dans quelques pays (en Union soviétique et en Allemagne notamment). Le 602e Groupement d'infanterie de l'Air est quant à lui basé en Algérie. La mission confiée à ces deux unités est « de transporter par avion et de débarquer par parachute, en territoire ennemi, des détachements d'infanterie ». Le 27 février 1939, le 601e G.I.A. quitte toutefois la base aérienne de Reims pour rejoindre le 602e G.I.A. sur le terrain d'Alger-Maison Blanche.

Promu commandant en 1937, il réalise deux records la même année : celui du saut à l'arraché de trente-cinq mètres de hauteur et celui de douze sauts en une heure et quarante-cinq minutes.

Seconde Guerre mondiale

En 1940, le commandant Geille exécute avec succès la première attaque aérienne au sol d'engins blindés. Le 13 juin 1940, il est abattu. Son appareil en flammes et grièvement brûlé, il sauve sa vie in extremis en sautant en parachute. La veille, il avait dû faire un atterrissage forcé après avoir été descendu par la flak.

Le 25 décembre 1940, à peine rétabli, il prend le commandement du 3e Groupe de la 6e Escadre basée à Alger. Il le quitte après les combats de Syrie le 15 novembre 1941, date à laquelle il est nommé lieutenant-colonel. Il commande pendant un an la base aérienne de Ouakam (aujourd'hui au Sénégal), puis est placé en non-activité par le gouvernement de Vichy.

Rappelé en activité, il est nommé colonel le 25 juin 1943 et prend le commandement du 1er Régiment de chasseurs parachutistes à Fez le 1er juillet 1943.

Affecté à l'État-major général de l'Armée de l'air le 25 novembre 1944, il est chargé de deux tâches importantes :

-créer à Valence un dépôt de personnel de troupes aéroportées où seraient entraînés au saut et au combat les personnels nécessaires à créer une division de parachutistes ;

-créer puis commander un groupement d'écoles du personnel navigant dans le sud-ouest de la France.

L'après-guerre:

La fin de la guerre en Europe arrête ses travaux. Atteint depuis deux ans par la limite d'âge du personnel navigant, et, bien que maintenu dans le corps des officiers de l'air à titre exceptionnel, le colonel Geille sollicite et obtient d'être mis en congé du personnel navigant le 18 mai 1945. Il quitte définitivement l'armée de l'air le 19 mai 1950.

Quelques années après, le colonel Frédéric Geille prendra la suite des colonels Pierre Bourgoin et Bernard Dupérier. Il sera fondateur en 1949 de la Fédération nationale des parachutistes français, à l'origine de la Fédération française de parachutisme et de l'Association nationale des anciens parachutistes.

Il est titulaire de huit citations dont deux au titre de la guerre 1914-18, une au titre de l'armée polonaise et cinq au titre de la guerre 1939-45. Il s'est vu, de plus, décerner trois témoignages de satisfaction. Il était aussi titulaire de deux victoires aériennes remportées le 16 mai 1940 et le 8 juin 1940.

Les trois unités qu'il a commandées – les groupes III/2, III/6 et le 1er R.C.P. – ont été brillamment citées au cours de la Seconde Guerre mondiale et le rôle qu'il y tint, en tant que chef, particulièrement souligné.

Décorations:

Le colonel Geille était titulaire des décorations suivantes :

Commandeur de la Légion d'honneur ;
Croix de guerre 1914-1918 ;
Croix de guerre 1939-1945 ;
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieures ;
Médaille interalliée ;
Croix du combattant volontaire ;
Médaille de vermeil de la société d'encouragement au progrès ;
Croix de la vaillance polonaise ;
Croix de chevalier de la « Polonia Restituta » ;
Commandeur dans l'ordre du Ouissam Alaouite Chérifien.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 11 septembre 2007 19:27

Modifié le mercredi 12 septembre 2007 01:34

Les Parachutistes de la France Libre: Les SAS.

Les Parachutistes de la France Libre: Les SAS.
L'histoire a retenu les exploits des parachutistes Américains et Anglais du Jour J, ce à juste titre. En revanche, elle a occulté ceux des paras de la France Libre. Au moment même ou le ciel Normand s'ornait de milliers de corolles , quatre sticks du 2ème Régiment de Chasseurs Parachutistes étaient largués dans le Morbihan et les Côtes d'Armor. Qui sait aujourd'hui que le premier soldat allié tombé sur le sol le 6 juin 1944 est Français ? Retracer leur parcours était la moindre des choses que nous puissions faire pour la sauvegarde de leur mémoire.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 11 septembre 2007 19:41

Les Parachutistes de la France Libre: Les SAS.

Les Parachutistes de la France Libre: Les SAS.
LES DEBUTS:

Dès le 15 septembre 1940, le général de Gaulle constitue en Grande-Bretagne la 1ère Compagnie d'Infanterie de l'Air placée sous le commandement du capitaine Georges Bergé.
Un premier groupe d'une trentaine d'hommes, en majorité des évadés de France et des blessés de Dunkerque, permet de former une section. Pendant deux mois, les hommes subissent un entraînement intensif dans un centre d'instruction mis à leur disposition dans le Kent puis, le 20 novembre, ils prennent la direction de la base de Ringway, centre de formation des parachutistes britanniques situé près de Manchester. Après six sauts effectués par la trappe d'un vétuste « Whitley » - bombardier Anglais - l'ensemble du groupe, soit deux officiers, quatre sous-officiers et dix-neuf hommes de troupe, est breveté parachutiste le 25 décembre.


De retour à Camberley, dans le Surrey, les hommes reprennent leur instruction. Bientôt, l'arrivée de nouveaux volontaires permet de former deux sections supplémentaires et au mois de mai 1941, la 1ère C.I.A. comprend près d'une centaine d'hommes. Le capitaine Bergé et quelques éléments sont alors envoyés en stage dans un château du nord de Londres. Là, les hommes sont formés à la technique du sabotage. Ils apprennent à manipuler le plastic, explosif jusqu'alors inconnu, à confectionner des charges et à atteindre un objectif. Le 15 mai, l'unité s'installe à Exbury et là, les hommes subissent un entraînement commando très poussé.


Dans la nuit du 14 au 15 mars 1941, le capitaine Bergé et quatre hommes sont parachutés près d'Elven dans le Morbihan. La mission Savannah est la première mission parachutée en territoire occupé et consiste à attaquer un véhicule qui transporte les pilotes du KG 100, une unité de la Luftwaffe chargée de baliser les objectifs pour les bombardiers allemands lors des raids nocturnes contre les villes britanniques. Cette première mission est riche d'enseignements. La mission Josephine B est parfaitement réalisée. Dans la nuit du 11 mai, trois parachutistes français sont largués en Gironde et parviennent à détruire la centrale électrique de Pessac.


Fin juin, le général de Gaulle, présent à ce moment au Caire, ordonne l'envoi de la 1ère C.P. au Moyen-Orient. Finalement, une section reste à Exbury et va former le service de renseignement, futur BCRA. Les hommes sont formés à l'action clandestine et la plupart d'entre eux seront parachutés en France dans les mois qui viennent. Ces combattants acquitteront un très lourd tribut dans la lutte pour la libération de leur pays. Bien peu d'entre eux seront encore vivants lorsque l'armistice sera signé en 1945.


Dans le même temps, une cinquantaine d'hommes embarquent le 21 juillet à Glasgow et partent en direction du Levant. Fin septembre, la 1ère Compagnie Parachutiste s'installe près de Damas. Après de nombreuses discussions avec l'Etat-major du Moyen-Orient, le capitaine Bergé obtient enfin que ses hommes soient rattachés au Special Air Service du major David Stirling. Le 1er janvier 1942, une trentaine de parachutistes français arrivent au camp de Kabrit en Egypte.
Le fameux French Squadron gagne alors ses lettres de noblesse. Cette fois, il ne s'agit pas de combattre dans l'ombre mais d'affronter face à face un ennemi redoutable: l'Afrika Korps de Rommel. Les opérations aéroportées, bien trop aléatoires dans le désert, sont très vite abandonnées au profit d'actions éclaires grâce au soutien des véhicules du Long Range Desert Group du major Ralph Bagnold.
Le LRDG est une unité constituée de Néo-Zélandais, de Rhodésiens et de Britanniques. Elle possède la particularité d'être équipée de camions Chevrolet Mle 30 et de Jeeps surarmés et autonomes pour des missions en profondeur derrière les lignes. Le LRDG et le SAS vont dès lors baser leurs actions sur l'effet de surprise et la puissance de feu. Les parachutistes SAS de la France Libre effectuent alors de nombreux coups de mains contre les aérodromes ennemis en Libye, en Crête et en Tunisie. Le SAS parvient ainsi à détruire plus de 400 avions allemands et italiens lors de raids sur les aérodromes de l'axe.


Le capitaine Bergé est fait prisonnier le 13 juin 1942 au cours d'un raid en Crête. L'aspirant André Zirnheld, officier du French Squadron, connaîtra la postérité avec la légendaire « prière du parachutiste» (écrite en 1938 à Tunis), avant d'être tué le 27 juillet 1942 au retour d'une mission contre l'aérodrome de Sidi Haneish. La valeur de Bergé et ses paras est alors reconnue de tous et ils ont fait leur la devise des S.A.S « Who Dares Wins » ( Qui ose gagne ). Après la défaite de l'Afrika Korps en Tunisie, l'unité est rapatriée en Angleterre début avril 1943.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 11 septembre 2007 19:46

Modifié le mercredi 12 septembre 2007 00:43